Repères · Choisir son prestataire

Choisir une agence web dans les Alpes-de-Haute-Provence

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Ruelle en pierre d'un village des Alpes-de-Haute-Provence, façades anciennes et vigne au soleil de fin de journée

Vous cherchez quelqu'un pour refaire votre site, et vous recevez trois propositions qui n'ont pas le même prix, pas le même vocabulaire, pas la même longueur. Aucune ne ment vraiment, et pourtant elles ne parlent pas du même travail. C'est la difficulté réelle quand on dirige une entreprise à Manosque, Digne, Forcalquier ou dans un village du plateau : il n'existe pas de prix de référence affiché, et personne ne vous explique ce que recouvre le mot « site ». Voici de quoi lire une proposition, poser les bonnes questions et repartir propriétaire de ce que vous avez payé.

Le mot « site » recouvre trois métiers différents

Quand deux devis vont du simple au multiple, ce n'est presque jamais parce que l'un est honnête et l'autre pas. C'est parce qu'ils ne contiennent pas les mêmes métiers. Il y en a trois, et ils se vendent souvent sous le même nom.

  • La fabrication. Les pages existent, elles s'affichent, elles sont belles. C'est la partie visible, et c'est celle que tout le monde chiffre.
  • La décision. Qui vous cherche, avec quels mots, pour quel besoin, et dans quel ordre faut-il le lui dire pour qu'il vous écrive. C'est ce travail qui fait qu'un site amène des demandes ou seulement des visites.
  • La suite. Ce qui se passe une fois le site en ligne : les modifications, la fiche Google, les textes qui s'ajoutent, les statistiques qu'on lit, les demandes auxquelles on répond.

Un devis court chiffre en général la première ligne seulement. Ce n'est pas un piège, c'est une offre différente. Le piège commence quand vous croyez acheter les trois et n'en recevez qu'une. La question à poser est donc simple, et elle change la conversation : « qu'est-ce qui est inclus, en dehors de la fabrication des pages ? »

Pourquoi personne ne vous annonce un prix

Vous cherchez sans doute un ordre de grandeur, et vous n'en trouvez nulle part. Ce n'est pas de la coquetterie. Un site de quelques pages monté à partir de textes et de photos que vous fournissez ne représente pas le même travail qu'un projet qui comprend le positionnement, l'arborescence, la rédaction, la visibilité locale, la mesure des demandes et le suivi après la mise en ligne. Annoncer un chiffre sans savoir lequel des deux vous voulez reviendrait à vous en promettre un et à vous en facturer l'autre.

Ce que vous pouvez faire, en revanche, c'est comparer des périmètres avant de comparer des montants. Prenez les propositions reçues et alignez-les sur les trois métiers ci-dessus : laquelle contient uniquement la fabrication, laquelle contient aussi la décision, laquelle prévoit la suite et pour combien de temps. Le devis le plus cher est parfois le moins cher au mètre carré de travail réel, et l'inverse arrive tout autant. Si un prestataire ne peut pas vous dire ce que contient sa ligne unique, ce n'est pas le montant qui pose problème.

De notre côté, nous chiffrons après un premier échange, une fois le périmètre écrit, et le devis détaille ce qui est inclus poste par poste. Le formulaire de contact propose des tranches de budget : elles servent à savoir dans quel ordre de projet nous nous situons, pas à vous enfermer dans un tarif. Et si vous cherchez des ordres de grandeur concrets, nous avons détaillé les offres observées dans la région et nos propres repères dans Combien coûte un site internet pour une petite entreprise.

Les trois profils que vous allez rencontrer

Dans le département, l'offre se répartit à peu près entre trois familles. Aucune n'est meilleure dans l'absolu, elles répondent à des situations différentes.

Ce que chacun fait bien, et là où il faut regarder

  1. Le freelance. Souvent le meilleur rapport entre le prix et la qualité d'exécution, et l'interlocuteur est celui qui travaille. Le point à vérifier est la continuité : que se passe-t-il pendant ses congés, en cas d'arrêt, ou s'il change d'activité. Demandez qui prend le relais et où sont vos accès.
  2. L'agence. Plus de bras, plus de méthodes, une capacité à tenir plusieurs chantiers en parallèle. Le point à vérifier est de savoir qui fera réellement le travail, et si la personne rencontrée pendant la vente restera votre interlocutrice ensuite.
  3. La plateforme ou l'offre nationale à abonnement. Rapide, encadrée, prévisible. Le point à vérifier est la propriété : selon le contrat, le site peut devenir inaccessible à l'arrêt de l'abonnement, et la reprise du contenu ailleurs n'est pas toujours prévue. Lisez cette clause avant de signer, elle varie beaucoup d'une offre à l'autre.

Il existe une quatrième voie que peu de gens envisagent et qui fonctionne bien pour une petite structure : commander une base solide une fois, puis prendre un accompagnement léger au mois pour la faire vivre. Cela évite le site payé cher puis laissé intact pendant quatre ans, qui est la situation la plus fréquente que nous rencontrons.

Un site qui n'a pas bougé depuis quatre ans n'est pas un site terminé, c'est un site abandonné.

Les sept questions à poser avant de signer

Elles tiennent en un message, et les réponses vous en apprendront plus que n'importe quel portfolio. Une bonne prestataire répondra sans se braquer, parce que ce sont des questions normales. Et pour que les réponses soient comparables, joignez au message votre cahier des charges d'une page : chacun chiffrera enfin le même projet.

  1. À quel nom seront le domaine et l'hébergement ? La bonne réponse est : au vôtre.
  2. Que se passe-t-il si nous arrêtons de travailler ensemble ? Vous devez pouvoir partir avec le site, les textes, les photos et les accès.
  3. Qui écrit les textes ? C'est le poste le plus souvent sous-estimé, et celui qui décale le plus les délais quand personne ne s'en occupe.
  4. Comment saurons-nous si cela marche ? Demandez ce qui sera mesuré et à quelle fréquence vous le verrez. Le nombre de visites ne répond pas à la question ; le nombre de demandes reçues, oui.
  5. Puis-je modifier une page moi-même ? Si oui, laquelle et comment. Si non, quel est le délai et le coût d'une petite modification.
  6. Que contient exactement la maintenance ? Sauvegardes, mises à jour, correction des pannes, ou aussi des évolutions. Les quatre ne coûtent pas la même chose.
  7. Peut-on voir un projet livré il y a un moment, et savoir ce qui s'est passé après ? Une belle réalisation prouve la fabrication. Ce qui prouve la suite, c'est un site encore en ligne, encore à jour, et un prestataire capable de raconter ce qu'il y a fait depuis. Un studio jeune peut très bien répondre à cette question, un prestataire qui disparaît après la livraison, non.

Les trois choses qui doivent rester à votre nom

C'est le point sur lequel nous sommes intransigeants, y compris quand cela ne nous arrange pas : les actifs d'un client restent chez le client. Concrètement, trois choses doivent être créées avec votre adresse email et vous appartenir, quoi qu'il arrive ensuite.

Ce qui vous appartient
Le nom de domaineacheté à votre nom, renouvelé par vous
La fiche Google Businessvous en êtes propriétaire, l'agence est gestionnaire
Les comptes de mesure et de publicitévotre compte, accès partagé
Le prestatairereçoit un accès, jamais la propriété
Partir doit rester possible sans rien perdre
La règle est valable dans les deux sens : elle protège le client, et elle évite au prestataire de détenir des accès qu'il ne devrait pas avoir.

Une fiche Google créée sur le compte personnel d'une agence est un cas classique, et le récupérer plus tard demande une procédure de revendication qui peut prendre des semaines. Nous avons décrit le parcours quand cela se complique dans Vérification Google Business refusée : que faire. Et pour l'inventaire complet, actif par actif, avec la vérification à faire aujourd'hui : À qui appartiennent votre nom de domaine et vos comptes.

Les signaux qui doivent vous faire ralentir

Aucun n'est une preuve de malhonnêteté, mais chacun mérite une question de plus avant de signer.

  • Une garantie de première place sur Google. Personne ne contrôle le classement de Google, et Google le dit lui-même. On peut promettre un travail et des progrès mesurés, pas un rang.
  • Un devis sans le détail de ce qui est livré. Une ligne « création de site internet » et un montant ne permettent de comparer avec rien.
  • Un engagement long sans période d'essai. Pour un accompagnement mensuel, quelques mois suffisent à juger la qualité du suivi : réactivité, clarté des comptes rendus, travail réellement fait. Les résultats commerciaux et le référencement, eux, se jugent sur une durée plus longue, qui dépend de votre marché et du nombre de recherches disponibles. Ne confondez pas les deux échéances, c'est la confusion la plus coûteuse.
  • Un exemple de travail qui n'est pas en ligne. Demandez l'adresse du site, pas une image.
  • Aucune question sur vos clients. Qui n'interroge pas votre activité avant de chiffrer ne vend pas de la stratégie, il vend des pages.

La proximité, ce qu'elle apporte vraiment

Faut-il absolument un prestataire installé dans le département ? Une partie du travail se fait très bien à distance, et se limiter à un rayon de trente kilomètres réduit inutilement le choix. Mais la proximité apporte trois choses concrètes qu'il serait dommage d'ignorer.

D'abord, une compréhension du terrain : la saisonnalité du tourisme, la différence entre une clientèle de passage et une clientèle du village, le poids du bouche-à-oreille dans une commune de deux mille habitants. Ensuite, la possibilité de venir photographier votre atelier, votre gîte ou votre boutique, ce qui change complètement un site par rapport aux images d'illustration. Enfin, la visibilité locale sur Google, qui se travaille avec des mots que l'on n'invente pas depuis un bureau à huit cents kilomètres.

La bonne formulation n'est donc pas « local ou pas », mais : quelqu'un qui connaît votre territoire, et qui travaille aussi bien quand il n'est pas dans votre bureau. Notre studio est basé en Provence et travaille de cette façon, y compris avec une méthode écrite pour que rien ne dépende de la mémoire de qui que ce soit.

Questions fréquentes

Combien coûte un site internet pour une petite entreprise ?

Il n'existe pas de prix de référence, parce que le mot « site » recouvre trois travaux différents : la fabrication des pages, le travail de positionnement et de contenu, puis le suivi une fois en ligne. Un devis court ne chiffre en général que le premier. Pour comparer deux propositions, demandez à chacune ce qui est inclus en dehors de la fabrication, et sur quelle durée.

Faut-il choisir une agence web locale ou peut-on travailler à distance ?

Une grande partie du travail se fait très bien à distance. La proximité apporte trois choses concrètes : la connaissance du terrain et de la saisonnalité, la possibilité de venir photographier votre activité, et un travail de visibilité locale nourri par le vocabulaire réel de la région. Le bon critère n'est pas la distance, c'est de savoir qui connaît votre territoire et reste disponible sans être dans votre bureau.

À qui doit appartenir mon nom de domaine ?

À vous, sans exception. Le domaine, la fiche Google Business et les comptes de mesure ou de publicité doivent être créés avec votre adresse email et rester votre propriété. Le prestataire reçoit un accès de gestion, jamais la propriété. C'est ce qui vous permet de changer de partenaire sans rien perdre.

Que faire si mon agence a créé ma fiche Google sur son propre compte ?

Vous pouvez en demander la propriété. Si l'agence coopère, le transfert se fait en quelques minutes depuis la fiche. Sinon, Google prévoit une procédure de revendication qui demande des preuves que l'entreprise est bien la vôtre, et qui prend plus de temps. Le plus simple reste de poser la question du nom du compte avant que la fiche soit créée.

Peut-on garantir la première place sur Google ?

Non, et une garantie de classement est un signal d'alerte. Personne ne contrôle le classement de Google, qui dépend de la concurrence, de la requête et de la localisation de la personne qui cherche. Ce qui s'engage sérieusement, c'est un travail décrit, un calendrier, et des résultats mesurés : demandes reçues, appels depuis la fiche, positions suivies dans le temps.

Sur quelle durée juger si un site fonctionne ?

Regardez ce qui arrive dans la boîte mail plutôt que le nombre de visites. Les premiers signaux utiles sont les demandes reçues, les appels depuis la fiche Google et les questions posées par formulaire. La visibilité dans les résultats de recherche se construit plus lentement, sur plusieurs mois, et se lit dans la Search Console plutôt que dans une impression générale.

D'autres questions ? Beaucoup de réponses sont déjà rassemblées sur notre page FAQ.

Vous comparez des propositions et vous hésitez ?

Lors d'un premier échange, nous vous aidons à repérer les principales différences de périmètre entre les propositions que vous avez reçues, et à voir ce que chacune ne dit pas. Cet échange est offert et sans engagement.

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